Longueur de lignes et infinité

Beaucoup de débutants commencent par essayer de faire voler leur cerf-volant en déroulant seulement quelques mètres de fil, persuadés que ce sera plus facile. C’est hélas le contraire, avec des lignes courtes, la fenêtre de vol sera petite, et on n’a pas le temps de réagir, c’est stressant, on manque d’espace. Des lignes de 30 mètres et plus permettent d’évoluer dans une plus grande fenêtre et de profiter au maximum de la place dans le ciel. C’est plus rassurant, et ça permet de faire des figures plus variées.f0

La première chose qu’on cherche à faire lorsqu’on a réussi à décoller et à tenir son cerf-volant en l’air, c’est tout naturellement de le faire aller sur la droite, puis sur la gauche pour commencer à sentir comment se dirige l’engin. C’est ce qui est représenté sur la figure suivante, autant adopter tout de suite ce système d’écriture commun à tous les cerf-volistes. On y voit le cerf-volant en haut de la fenêtre (position 1) qui se déplace vers la droite, puis vers la gauche, et à nouveau vers la droite jusqu’à la position 2. On peut rester ainsi tranquillement à passer de droite à gauche plusieurs fois, pour certains c’est déjà une belle satisfaction de rester ainsi plusieurs minutes sans qu’il n’y ait de crash 🙂f1

Mine de rien c’est un très grand pas d’en arriver là, car si les aller-retour ne se font qu’en haut de la fenêtre, c’est pourtant bien les premiers “Infinity” réalisés par le débutant, même s’ils restent trop plats. Infinité ou en français infinité est le nom de cette figure qui ressemble au symbole utilisé en mathématiques. Il reste maintenant à profiter de toute la fenêtre en élargissant cet Infinity, comme sur la figure suivante. Les gestes sont les mêmes, il faut simplement aller un peu plus vers le bas et redresser avant le sol 🙂

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Mais cet Infinity est à l’envers. Comme les débutants partent d’allers-retour droite-gauche pour aboutir à leur Infinity, ils gardent l’habitude de tourner vers le haut à droite et à gauche de la fenêtre, comme l’indiquent les flèches du schéma précédent. Ca fonctionne très bien, mais ça a un inconvénient : le virage se fait proche du bord de la fenêtre, là ou la pression devient moins forte. Le cerf-volant a donc du mal à monter, et par vent faible il faudra carrément l’aider en courant en arrière.

En faisant l’Infinity dans l’autre sens, comme sur la figure suivante, les virages se font en bord de fenêtre vers le bas. Il suffit alors de se lasser aider par l’apesanteur, le cerf-volant descend de son propre poids. Il faut bien sûr penser à tourner pour continuer la courbe avant le sol 🙂

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La plupart des débutants n’osent pas tourner vers le bas pour deux raisons. La première est tout simplement la peur du crash. Quand on tourne en direction du sol c’est peu rassurant au début. La seconde, c’est qu’en arrivant dans la zone encerclée en rouge sur le schéma précédent, les lignes sont croisées. Le cerf-volant vient en effet de faire un tour complet. Ce croisement de lignes est souvent psychologiquement gênant et perturbe beaucoup de monde aux premiers essais de vol. On entend même souvent dire qu’il y a des noeuds. En fait il y a simplement un tour dans les lignes, ce qui n’est absolument pas nuisible au pilotage (on peut voler avec 5 ou 10 tours dans les lignes sans problème, au dessus de 15 ça commence à frotter). En continuant, après le virage à gauche de la fenêtre, ce tour dans les lignes disparait, et on peut enchainer ainsi sur un second Infinity, ou sur une autre figure, car arriver en bas à gauche de la fenêtre avec les ligne démêlées est pratique, on le verra plus tard. L’infinity, le vrai avec les virages vers le bas, est la première figure qu’il faut savoir réaliser proprement, tous les cerf-volistes s’en servent et sont capables d’en faire pendant plusieurs minutes, alors à vous de jouer 😉

 

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