Entrée dans le monde de Frédéric Menan

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Frédéric Menan, 37 ans. Je suis originaire d’Angers et j’habite près de Poitiers.

Je fais du monofil, de la photo aérienne par cerf-volant (KAP) et du 2 lignes.

Je suis secrétaire de l’association Poitou Cerfs-Volants basée dans la Vienne et membre de l’association « Comme un Nuage », qui organise le festival de photographie aérienne par cerf-volant du même nom.

Depuis combien de temps fais-tu du cerf-volant monofil ?

J’ai mes propres monofils depuis 3 ans. Mais les copains me laissent faire voler leurs monofils depuis plus de 20 ans !

Comment as-tu commencé le cerf-volant monofil et pourquoi ?

À mes débuts je faisais du 2 lignes et de la traction. Je savais qu’en temps voulu, je ferais du monofil et de la fabrication. Le temps a passé et le déclic s’est produit en 2015, au festival de Bristol. Lors de la vente aux enchères, j’ai acheté un requin-marteau de Marco Casadio.

Peux-tu nous dire 3 anecdotes de session qui t’ont marqué et pourquoi ?

À Notre Dame de Monts quand ma fille a fait voler un tout petit Edo fabriqué par un ami. Ce n’est pas la première fois qu’elle volait mais voir ce petit bout de chou faire voler le cerf-volant d’un ami d’enfance c’était spécial.

Participer au vol du plus grand cerf-volant du monde à Berck en 2018, cerf-volant de l’équipe Al-Farsi du Koweït.

J’adore les sessions « Off » sur les festivals. Au petit matin ou au dîner, quand le terrain est vide, le vent tout doux, la température agréable et la lumière très belle.

Et j’aime bien les sessions « cachées » en semaine, quand je suis sensé bosser à la maison et que je fais le mur pour aller voler. Bien sûr quand ma femme rentre à la maison je lui dis que j’ai bossé toute la journée !

Tu construis ou tu achètes tes cerfs-volants ? Tu veux bien nous décrire le matériel que tu utilises actuellement ?

J’achète mes cerfs-volants et avec Adeline ma femme on construit des structures gonflables, bols, queues… etc. À terme le but est de construire aussi nos CV.

Pour les animations sur les festivals, j’ai des porteurs type parafoil (Pilot de Peter Lynn) et un Sled. Ils soulèvent nos structures gonflables (requin baleine, raie…), queues, bannières, bols… Les tailles vont de 2m² à 12m².

Pour la photo aérienne, un delta de 3m, un Conyne et un delta Stowaway de chez Prism pour le gros vent. Les deltas sont stables, ont un angle de vol élevé, sont rapides à assembler et n’ont pas besoin d’être réglés en fonction de la force du vent. Si le vent est fort et rafaleux je prends parfois un Pilot 2m² de Peter Lynn, robuste.

J’utilise du fil polyester pour le vol « de tous les jours » et le KAP et de la ligne Dyneema avec le porteur de 12m² et notre requin-baleine Peter Lynn.

Quels conseils donnerais-tu à des pilotes qui se mettraient juste au monofil pour qu’ils restent et progressent dans notre passion ?

Chercher la variété.

Faire voler le même monofil tout seul tous les samedis sur le même terrain sous le même vent, ça peut lasser.

Avoir plusieurs modèles pour voler quel que soit le vent, voler dans des paysages sympas, au petit matin, de nuit, participer aux festivals, rejoindre des copains le temps d’une session ou rejoindre une association, se créer une « équipe » pour trouver de l’émulation et faire voler des gros cerfs-volants, prêter son cerf-volant à un gamin sur la plage, faire du lâcher de bonbons ou de doudous, faire de la météorologie locale et partir à la découverte des vents (j’adore cette série, « la quête des vents »)… etc.

Il n’y a plus trop de concours de créativité, de concours de combattants ou de combats de Rokkaku sur les festivals, dommage. Toutes ces activités permettaient de varier les plaisirs.

La photo aérienne par cerf-volant est une bonne excuse pour se balader, visiter ou revisiter une région et découvrir des lieux, des monuments, des paysages.

Enfin il y a la fabrication et là, avec un peu de patience et de créativité, le champ des possibles est infini ! Monofils « modernes » ou traditionnels, bols, turbines, trains, arches, en bois, en carbone, en spi, en coton… Concevoir, construire et faire voler sa création, c’est le top !

Quel plaisir ou quelle sensation trouves-tu en faisant du monofil ?

Le cerf-volant, c’est comme le golf. On s’en fout, c’est juste une bonne excuse pour être dehors !

Plus sérieusement, par-rapport au 2 lignes ou à la traction, le monofil ce n’est pas la même approche. Si le vent est bon on prend le temps, on contemple.

Que pouvons-nous te souhaiter pour l’avenir dans ce monde de cerf-volant ?

Continuer à apprendre et découvrir !

Damien

Bonjour à tous. Certains me connaissent peu finalement, toujours passionné par le cerf-volant, je vole libre comme l’air et je partage ma passion avec vous. Un vrai bonheur de faire vivre Addict Kite le Mag avec Benbboy et les autres. J’en profite pour remercier tous les acteurs qui m’ont aidé à faire ce que Addict Kite est devenu. Vraiment merci. Je vous retrouverai sûrement sur les terrains de NDDM, Chatelaillon, Penvins et pourquoi pas d’autres. Addict Kite est une aventure humaine extraordinaire. Je ne pensais pas que le petit blog dépasserait les frontières aujourd’hui. Si vous passez par mon champ de patates, n’hésitez pas surtout. Comme je le dis souvent en MP “bon vol à tous”.

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