My World Cup Experience by Philippe on the web

Un nouvel article qui vient compléter la série “World Cup 2018”, une immersion dans l’aventure de Philippe, pilote révo. Il nous fait vivre tout ça depuis le début jusqu’au spectacle final, merci à lui de partager avec vous les lecteurs d’AK le mag.

 

Damien CHAPERON pour addickt kite le mag

Il était une fois un gars, Mike Loskov, qui t’envoie un message via Facebook, un soir, l’air de rien…

Le message, je l’ai d’abord pris pour un nième projet. Bin ouais, des gens qui ont des idées, des projets, dans le monde du cerf-volant, il y en a plein. Du coup, pas d’emballement excessif. Je jette vaguement un œil à mon agenda….

 Hooo, bin mince alors, j’ai déjà posé cette semaine là en congés…

 Première planète alignée…

 Vient alors le temps de faire un peu d’administratif. Bin ouais, la Russie, en cette période géo-politique troublée et en préambule de la coupe du monde de foot, t’y rentre pas comme dans un Mc Do. J’appelle le consulat de la Fédération de Russie à Lyon, j’habite à Toulouse, et ils me disent pouvoir me recevoir le 25 mai à 15h. Je réouvre donc mon agenda.

 Hooo, bin mince alors, je suis à Lyon ce jour là pour les ½ finales de rugby.

 Deuxième planète alignée…

 Je reçois la liste des participants.

 Hooo bin mince, que des gens de qualité, tant en pilotage qu’en humanisme.

 Troisième planète alignée…

 Alors je me dis, banco, allons faire du cerf-volant au pays de la vodka.

Début de l’aventure le 12 mai, 21h00.

Départ de Toulouse le 9 juin avec un avion tout neuf. Arrivée à Moscou en fin d’aprem. Accueilli par notre body guard de charme

Nous sommes ravis et excités comme des gosses devant le sapin de Noël.

 JOUR 1 : Découverte du spot et de l’équipe.

Un spot flottant, en face du stade, avec une orientation de vent, heuuuu, comment dire…. étrange. Mais peu importe. La bande de copains est là et en 30 mn une sorte d’énergie émerge du fleuve et nous pousse vers le ‘’ We can do it, because we are , petite musique qui restera dans nos têtes H24. On vole, on essaie des trucs. Une mécanique, une logique se met progressivement en place. Le principe étant que si un truc semble impossible à faire, on se doit de l’essayer quand même avant de conclure ‘’Because we are ’’.

 Séance quotidienne de maquillage

Avant

 

Après

 

Séance quotidienne de costumes

 

On est des stars. C’est un peu déconcertant de se retrouver en costumes verts sur une barge flottante mais à bien y regarder, ça soude une équipe. Mêmes REVO, mêmes chaussures, mêmes lignes, mêmes lunettes, mêmes casques, mêmes costumes participent à renforcer la même motivation et la même solidarité qui nous ont portés tout au long de l’événement.

 JOUR 2 : Il pleut par intermittence.

 

Pas grave, on s’inquiétera quand il tombera des pierres. Pas de vent, c’est vol indoor en outdoor en tournant autour d’un piano et s’entravant sur 22 spots hexagonaux sur une barge flottante qui ondule à chaque passage d’un bateau entre 2 averses.

But we can do it because we are

 

JOUR 3 : Vent, soleil et caméraman fou.

Il aurait bien aimé qu’on lui fasse un ballon de foot à l’inverse du sens du vent pour avoir la bonne lumière et le stade en fond de scène.

On cogite, on essaie des trucs impossibles, puis finalement on le fait, en décalant les bonhommes pour jouer sur l’effet 3D…

Because we are

 Jour 4 : jour OFF

Notre body guard nous propose une visite de Moscou. Yessss!!!! Mais avant, un gros brainstorming dans une patinoire des JO de 1980 pour inventer une combine pour faire le ballon, sans vent, avec 10m de lignes. Grosse réflexion collective, sur du papier…

Chacun amène son expérience, les voleurs indoor pour les courtes lignes, les habitués du megateam pour le vol en meute. Avec un peu de temps, on aurait fait faire un up and over à ce sacré ballon. Mais notre guide est là, tellement chouette, que Moscou ne peut plus attendre… Moscou, une ville où chaque rue est remarquable, une ville où chaque station de métro ressemble à une salle de musée. Et tellement bien organisé ce métro, peu de poubelles et aucun papier. Le russe qui mange un bonbon met le papier dans sa poche. Le russe qui fume fait 30m à pied pour mettre son mégot dans une poubelle.

 

JOUR 5 : la pression monte

Quand il y a du vent, il vient des arbres 15 m derrière nous. Les musiciens arrivent, répètent, se règlent… Ils semblent tendus à l’idée de jouer avec des cerf-volants au dessus de leurs têtes…

Le contrat est clair : pour voler en live pendant la cérémonie, c’est 20mn de vol avec 00 crash sur les musiciens. 80 000 spectateurs dans le stade. 1 000 000 000 de téléspectateurs derrière leur lucarne, un directeur artistique et 20 pilotes compétents arriveront à la même conclusion. Pas de REVO en live

Because we are

 JOUR 6 : redescente sur terre.

La soirée fut bonne, pleine de vraies émotions, de joie, d’amitié sincère, enfin bref, c’est comme ça que j’aimerais que la vie soit tout le temps pour tout le monde…

Ce que je ramène de cette aventure…

  • J’ai fait connaissance avec des gens que je connaissais depuis plus de 20 ans.
  • Conclure que c’est impossible avant d’avoir mis une énergie folle à prouver le contraire est une connerie.
  • Le cerf-volant peut sortir de son carcan et se pratiquer PARTOUT, et surtout ailleurs.
  • J’ai des amis volants.
  • Le monde du cerf-volant est un beau monde.
  • La vodka est bonne est les filles sont belles.

 Après quelques jours de sociabilisation hardcore, retour au travail, lorsque je lis des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, je me dis qu’il ne faut pas oublier que c’est pour la coupe de FOOTBALL que nous avons volé, pas pour la coupe du monde de CERF-VOLANT. Et si certains trouvent que cette cérémonie fut mal diffusée à la télé, c’est vers les diffuseurs qui faut se tourner, pas vers les gens merveilleux qui ont tout donné pour que ça se fasse.

Nous ne sommes pas grand chose dans toute cette kermesse, mais nous sommes légions, et des graines ont été plantées ces jours derniers. À chacun d’entre nous de les arroser pour les faire germer…

 La liste des participants, de mon point de vue, c’est pas important. Un individu qui se met au service d’un collectif rend ce collectif plus beau et plus fort. Le participant n’a pas besoin de briller pour lui même lorsqu’il donne tout ce qu’il est, tout ce qu’il a…

Je suis fier d’avoir fait parti de ce collectif là, fier de toute cette énergie que nous nous sommes mutuellement donnée…

 

Peace, Love and House Music….

Philippe on the web ‘’One of the twenty’’

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