Les questions au juge Andrew Taylor (FR/EN)
Bonjour, merci avant tout de prendre le temps de répondre à nos questions.
Tout d’abord commençons par le début, qui es-tu, d’où viens-tu ?
Je suis Andrew Taylor, du Royaume-Uni.
Depuis combien d’années es- tu dans l’univers du CV et quel a été ton parcours ?
Je volais déjà quand j’étais encore un enfant. Dans les années ’80 je m’y suis remis et j’ai construit quelques cv monofils mais à cette époque, je m’interessais plus à la pêche. En 1998 j’allais au festival de Portsmouth. C’était la première fois que j’ai vu des cerf-volants pilotables et j’ai voulu essayer ça. J’ai donc acheté mon premier ‘vrai’ cerf-volant pilotable et un peu plus tard je me retrouvais en compétition avec Richard Pellew et David Morley qui sont devenus des membres fondateurs des Scratsch Bunnies.
En 2002 je me suis fait opérer et, pendant une période, je n’étais pas capable de voler. Pendant le rétablissement quelqu’un me proposait de devenir juge. J’ai été juge d’ombre pendant plusieurs compétitions au Royaume-Uni jusqu’a ce que le chef juge décidait que j’étais capable de juger. Afin d’avoir plus d’expérience, j’ai voyagé aux compétitions en France où je jugeais avec Hans Jansen op de Haar et Patrice Prevost. J’ai également connu des discussions mémorables avec des cervolistes comme Thierry Helaine, Yasu Numata et beaucoup d’autres. Comme nouveau juge, j’ai appris beaucoup de ces personnes et leurs points de vue m’ont beaucoup aidé.
Un peu plus tard j’ai été invité à l’Eurocup où j’ai rencontré Richard Quiros qui m’a encouragé à être plus courageux et avoir plus de courage. John Mitchel était International Head Judge et m’a également beaucoup appris. Quand j’étais Chef Juge au Royaume Uni, Tom ‘TC’ Cartwright a pris sa retraite comme juge.
En 2006 John Mitchell me demandait de juger au WSKC (World Sports Kite Championships), ce qui était un grand honneur pour moi. Quelques mois plus tard, John voulait prendre sa retraite comme « Chef Juge International », il m’a demandé d’assurer l’avenir. Malgré l’expérience que j’avais, je ne me sentais pas trop à l’aise.
C’était donc une grande surprise pour moi d’avoir eu la question de David Gomber d’être Chef Juges au WSKC une nouvelle fois. Je ne m’y attendais pas du tout mais c’était une occasion que je ne voulais pas rater. (Ce qui m’a aidé aussi c’était le fait que je parlais un peu de français). Pendant le WSKC en 2008, j’ai travaillé avec Seiji Kato du Japon. Plus tard, quand Kato-san était chef juge à Bintulu (Malaisie), il m’a invité à rejoindre son équipe. C’était le début d’une relation exceptionelle dans ma carrière « cervolistique ».
Maintenant, j’ai jugé 6 WSKC (dont 5 comme chef juge), j’ai également jugé chaque Eurocup depuis 2008. J’ai connu toute une génération de cervolistes et j’ai eu l’occasion de travailler avec beaucoup de juges. J’aprrend encore chaque jour !
Devenir juges sa représente quoi pour toi ?
C’est un grand honneur de juger. C’est également une énorme responsabilité. Cela veut dire que les cervolistes investissent beaucoup de temps, beaucoup d’efforts et de l’argent dans un sport et qu’ils comptent sur toi pour juger correctement.
Quel est ton rôle dans une compétitions ?
La responsabilité de chef juge a surtout eu lieu pendant des compétitions « outre mer » pour moi. Afin d’assurer une compétition honnête, de sélectionner des gens comme juges et directeurs de terrain et de les encourager dans leur travail. Parfois, les cervolistes demandent des retours sur leurs performances, il est très important d’être honnête et constructif.
Comme juges, nous voulons toujours que tout le monde fasse une belle performance, mais parfois, on voit aussi que même les cervolistes expérimentés ne sont pas toujours au niveau qu’on les attend. A ce moment, c’est très important de discuter avec le pilote.
Je me souviens d’une compétition, je jugeais avec Hans, un compétiteur portait un capuchon « Carl Robertshaw ». On savait de quoi il était capable mais les figures étaient vraiment mal effectués. Après la compétition, Hans a été le voir et il lui a dit de voler sans capuche, cela influence le regard et cela diminue énormément le champ de vision.
Aujourd’hui plusieurs formats se mette en place en plus du format classique STACK quelle regarde tu portes sur ses nouveaux formats ?
Je pense que vous parlez des formats « free » ? J’en suis ravi mais je crains aussi que cela va faire croire aux pilotes qu’ils sont capable de courir avant de marcher. Quasiment tous les grands pilotes, comme Richard Debray, Chris Goff, Samuel Roger, …ils sont tous passé par la précision. Je pense que beaucoup de pilotes vont atteindre de meilleurs résultats s’ils travaillent leur précision avec la même discipline que l’IRBC.
2018 arrive à grand pas quelle sont tes projets et ou Pourrat on te voir juger ?
En 2018, j’espère juger au WSKC à Berck une nouvelle fois. Cette année, ce sera Lisa Willoughby que sera chef juge. Le festival de Bornéo voudrait également organiser une compétition. Je vais travailler sur ce projet aussi. J’espère également être à Daishan en Chine (en octobre). Depuis toutes les années, j’ai toujours eu le plaisir d’être invité aux championnats de France et j’espère que cela continuera (même après le Brexit). Les pilotes français sont parmi les meilleurs pilotes du monde, donc c’est toujours un régal de les voir voler en compétition (sur plusieurs formats).
Aller une petite dernière, pour ceux et celle qui n’ose pas se confronter a des compétitions et des juges que pourrait tu leurs dire pour qu’ils franchissent le cap ?
Essayez de vous adhérer à un club avec des cervolistes expérimentés. Ils peuvent t’aider et te prêter du matériel jusqu’à ce que tu te sens prêt pour en acheter toi-même. Passez du temps sur les terrains de vol, essai de te faire filmer pendant que tu voles et tu pourras juger ta performance. Tous les pilotes ont commencé quelque part donc tu trouveras beaucoup de cervolistes qui t’aideront.
Merci encore du temps passer pour ses réponses c’est grâce à vous tous que Addict Kite le mag existe.
Damien Chaperon pour Addict Kite le Mag en collaboration avec Stephan Fiers pour la traduction en Français



