Romain Schambacher, pilote en 2 lignes

Bonjour Romain, peux-tu te présenter ?

Moi c’est Romain Schambacher, pilote 2 lignes amateur et membre du Club de Sens “Les Sens Ciel”.

Depuis combien de temps fais-tu du cerf-volant 2 lignes ?

Depuis l’âge de 11 ans. Ça fait un bail, je ne compte plus, je viens d’avoir 40 ans.

Comment as-tu commencé le cerf-volant 2 lignes ?

En gagnant un tonic de chez paimpol lors d’un tirage au sort dans une grande surface. À partir de là, je me suis acharné pour le faire décoller et comprendre comment ça se pilotait. La même année, je découvre les fameuses pelouses de Dieppe avec ses cerfs-volants, ce fût le déclic.

Peux-tu nous dire 3 anecdotes de sessions qui t’ont marqué et pourquoi bien sûr ?

  • La première est la rencontre avec la marque “l’Atelier cerf-volant” au tout début de son existence en 1994. Premier essai de leur gamme et surtout premier essai du Masque dont je suis tombé amoureux. Je me rappelle encore voir Ramlal effectuer un axel.

  • La deuxième, ce sont mes premiers festivals (au Touquet et puis Berck sur Mer). Vraiment magique de voler au milieu de tous ces kites.

  • La troisième  c’est une petite session de vol en équipe avec les RedBull. Quel pied !

Tu construis ou tu achètes tes cerfs-volants ? Tu veux bien nous décrire le matériel que tu utilises actuellement ?

J’achète principalement mais j’ai également beaucoup construit de A à Z. Je n’exclus pas de me remettre à la construction mais il faut beaucoup de temps pour la conception. Au niveau matos, je ne vois que par “l’Atelier cerf-volant” mais c’est une question d’affinité. Les autres marques (françaises ou étrangères) font de très bons modèles aussi. Avec l’Atelier, j’ai trouvé chaussure à mon pied. Mes modèles : toute la série Slash et le Curve pour me défouler un peu en freestyle. Et puis bien sûr le Masque.

Quel conseil donnerais-tu à des pilotes qui se mettraient juste au cerf-volant pour qu’ils restent et progressent dans notre passion ?

  • Prenez votre temps, soyez patients, c’est la clef. :).

  • Trouvez votre kite et ne changez pas pendant un bon moment. Cela vous permettra d’en connaitre toutes ses subtilités de vol et de comportement.

 – Allez au devant des pilotes confirmés pour poser des questions.

 – Ne pas chercher à maîtriser tout le répertoire de figures de free, cela ne sert à rien.

 – Voler à plusieurs, c’est plus sympa et surtout c’est parfait pour la maîtrise des trajectoires et de la vitesse.

 – Voler par tous les vents, très formateur car on ne pilote pas un cerf-volant de la même manière par vent faible et par vent fort.

 – Et puis surtout volez, volez, volez et volez encore !

Quel plaisir ou sensations trouves-tu à faire du 2 lignes ?

C’est un moyen d’évasion, une envie de toujours se surpasser pour maîtriser la machine. Sentir la force ou la douceur du vent, profiter de l’instant présent sans se prendre la tête :).

Que pouvons-nous te souhaiter pour l’avenir dans ce monde de cerfs-volants ?

Avoir un peu plus de temps à me consacrer à cette activité et surtout, j’aimerai voir arriver une nouvelle génération de jeunes pilotes pour le bien être de notre sport.

Romain pour Addict Kite

Damien

Bonjour à tous. Certains me connaissent peu finalement, toujours passionné par le cerf-volant, je vole libre comme l’air et je partage ma passion avec vous. Un vrai bonheur de faire vivre Addict Kite le Mag avec Benbboy et les autres. J’en profite pour remercier tous les acteurs qui m’ont aidé à faire ce que Addict Kite est devenu. Vraiment merci. Je vous retrouverai sûrement sur les terrains de NDDM, Chatelaillon, Penvins et pourquoi pas d’autres. Addict Kite est une aventure humaine extraordinaire. Je ne pensais pas que le petit blog dépasserait les frontières aujourd’hui. Si vous passez par mon champ de patates, n’hésitez pas surtout. Comme je le dis souvent en MP “bon vol à tous”.

Une pensée sur “Romain Schambacher, pilote en 2 lignes

  • 13/12/2019 à 14:10
    Permalink

    Bonjour Damien. Loin de contester les qualités de pilote de Romain, je trouve un peu réducteur qu’il dise qu’il ne faut pas chercher à connaître et maîtriser toutes les figures de freestyle. Je suis d’accord que cela ne doit pas tourner à l’obsession. Néanmoins, ces figures existent. C’est un peu comme si tu conseillais à un musicien, à un danseur, de ne pas chercher à maitriser les gammes, les accords, les pas, les mouvements, etc. Tu vas dire à Criss Goff, qu’il a eu tort de chercher à connaître toutes les figures de free ? Ce matériel est à disposition et pour pouvoir exprimer quelque chose sur de la musique lors d’un ballet ou simplement pour se faire plaisir. Après il est vrai que certains ont exprimé quelque chose avec quelques figures, mais je suis persuadé qu’ils possédaient une grande connaissance du répertoire afin de pouvoir l’utiliser à bon escient. Pour laisser libre court à son imagination, il faut pouvoir disposer de certains instruments… Voilà ce qui, il me semble n’engage que lui. Alors, si on veut, comme il le dit, attirer de nouveaux talents, ne mettons pas d’emblée des freins à l’enthousiasme. L’expérience aidant, les choix se feront naturellement (précision, team, indiv., free)..

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