Start’Air: Success story chapitre 3

Bonjour les addicts,

Suite et fin de la série d’articles sur Start’Air. Nous abordons avec eux aujourd’hui les thématiques des entraînements et de la compétition.

Nous tenons à les remercier chaleureusement pour ce partage et pour la qualité du travail engagé.

Si vous souhaitez les rencontrer, rendez-vous à Berck en 2020!

L’Équipe d’Addict Kite

Vous habitez aux six coins de l’hexagone. Comment faites-vous pour vous entraîner ? Où pratiquez-vous, à quelle fréquence ? Quelle est votre prochaine échéance ? Serez-vous trois ou quatre ? Nouvelle musique, nouveau ballet ?

Start'air
Start’air

Nous nous retrouvons sur Berck dès que le besoin s’en fait sentir avec un rythme plus élevé à l’approche des grandes échéances.

Pour le nombre de pilotes, nous avons des programmes de ballet et de précision à 3 et 4 pilotes.

Aujourd’hui nous avons en production :

  • Trois ballets à 4 pilotes dont un tout frais de 2019 qui n’a jamais concouru en compétition.
  • Deux ballets à 3 pilotes.

Si nous participons à la prochaine WSKC à 4, le ballet existe déjà. Si nous participons à 3, il est à priori fortement conseillé par les organisateurs de présenter un programme différent de la précédente édition WSKC. Nous serions alors contraints d’écrire un nouveau programme.

C’est typiquement le genre de décision des instances qui, si sur le papier semble intéressante (renouvellement des ballets pour éviter qu’une équipe présente 6 ans de suite la même chose) peut vite devenir ingérable et inéquitable :

  • Quid d’une équipe qui travaille son ballet depuis 6 ans sans compétition WSKC versus les équipes qui participent tous les 2 ans qui changent de ballets ?
  • Et si la musique ne change pas mais que des parties entières du ballet sont réécrites ; nouveau ballet ou pas nouveau ballet ?
  • Et à partir de quand fixer le début de la durée de vie d’un ballet ?

Pour nous cette règle n’est pas utile car les juges sont à priori capables d’intégrer « l’obsolescence » d’un ballet dans leur note. Cela s’est d’ailleurs parfaitement illustré lors du championnat de France cette année alors que cette règle n’existe pas. Cette règle est peut-être même inapplicable et dangereuse car des teams pourront être découragés devant tant de travail à fournir.

Craignez-vous certaines équipes ? Je pense entre autre aux japonais d’Air-Rex, aux français de Cerf-Volant Folie… ?

Avec le Master en 2019, nous avons tout gagné. Nous pensons que nous n’avons plus rien à prouver. Cela rejoint un des points de la 1ère question :

Start'air en vol
Start’air en vol
  • Pourquoi sommes-nous encore là alors que justement on a tout gagné ?

Une petite anecdote : lors de notre 1er titre en mondial en 2016, passées les premières félicitations, la question qui revenait était : « Maintenant c’est bon, vous pouvez arrêter ? ».

Mais nous n’avons toujours pas envie d’arrêter. On aime l’émulation que crée la compétition. Elle nous fait progresser. Nous savons pertinemment que le temps passe et que nous ne gagnerons pas éternellement mais nous volons d’abord pour nous faire plaisir mais aussi être ensemble. Les victoires ne sont que des aboutissements.

Si nous nous alignons à la WSKC 2020 (car c’est ça le sujet), nous irons avec de grandes ambitions et c’est normal, sinon il faut arrêter la compétition. Il s’agit de défendre notre titre (sûrement une déformation sportive de nos autres activités) mais la différence entre la 3ème, la 2ème et la 1ère place se joue parfois à rien dans notre sport. La direction du vent, sa force, un mauvais choix de matos, un mauvais choix de style de ballet sont autant de paramètres qui peuvent ruiner des mois de préparation… Alors il faut avant tout rester humble devant la victoire et profiter.

Si nous devons parler de nos concurrents, ces deux équipes ont le niveau pour être champion du monde. Il faut des concurrents sérieux en face pour que la victoire soit belle. Chaque édition réserve son lot de surprises. Deux ans c’est long, dans le cerf-volant et dans la vie… de nouvelles équipes sortent du bois, les meilleures progressent encore et toujours, changent de matériel, d’autres prennent du recul, sans parler de l’intox… alors franchement, bien malin est celui qui peut faire le pronostic juste.

Quels conseils donneriez-vous à une jeune équipe qui se monte ?

  • Observer
  • Discuter avec les pilotes
  • Participer à des compétitions
  • Profiter et s’amuser.

Que pouvons-nous vous souhaiter ?

La santé encore longtemps pour pouvoir faire du cerf-volant (pas forcement en compétition, c’est promis) 😉.

effe42

Bonjour à tous. Je suis Fabien Cognet. Les plus anciens se rappelleront peut-être de moi car j’étais bien présent sur les terrains de 1994 à 1998 lorsque j’habitais à Paris. Après un déménagement à Saint-Étienne j’ai presque totalement arrêté de pratiquer faute de terrain. Depuis quelques temps j’ai repris le chemin des festivals du sud principalement. Je participe régulièrement à addict kite, le plus souvent comme correcteur et parfois comme rédacteur ou traducteur d’articles. Ce magazine en ligne comble un manque dans le paysage des cerfs-volistes. À Bientôt sur AK ou sur les terrains. Fabien

2 pensées sur “Start’Air: Success story chapitre 3

  • 30/11/2019 à 11:21
    Permalink

    “[…] Si nous devons parler de nos concurrents, ces deux équipes ont le niveau pour être champion du monde.”

    A quelle équipe est-il fait allusion ici (en dehors de Start’Air) : Cerf-volant Folie, Guess,… ?

    Merci.

    Répondre
  • 30/11/2019 à 11:33
    Permalink

    Oupsss… j’e n’avais pas bien lu. C’est indiqué dans l’aricle : Air-Rex et CVF.

    Par ailleurs, le Team français “Guess” est-il invité à participer à la WorldCup 2020 ?

    Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :